mars 28, 2005

Bras

Bras invincibles, bras de protection. Bras délicats, bras de soutien. Bras puissants, bras barricadés.

Endors-toi, dans mes bras qui t'aiment. La vie sera simple et innofensive. Le réconfort sera doux et sensible. Reste ici, encore une éternité. Tu ne sauras même plus pleurer.

mars 27, 2005

Frappe-moi de tes yeux doux; tu me figes, tu me déchires de mes angoisses trop pressées.
Serre-moi de ta main douillette; tu m'étourdies, tu me brûles d'une eau claire et délicate.

J'aime les coups d'amour... fusillez-moi à coups de coeur.

mars 24, 2005

Il est temps

Il est temps d'enlever la buée sur ma fenêtre et de regarder le soleil. Plus puissant que la lune, il pourra m'en apprendre, encore longtemps.

Il est temps de laisser ces craintes se reposer. Le matin est nouveau, tout sera différent même dans la ressemblance.

Il est temps d'assécher le ruisseau sur ma joue. Il pleuvera encore bien assez, je n'ai pas besoin de l'alimenter.

Il est temps de balayer les saletés de mon plancher glacé. Laisser place à la fonte du printemps. Laisser une chaleur réchauffer ma peau.

Il est temps d'avoir confiance. Même dans cette fragilité. Même dans cette vulnérabilté.

mars 22, 2005

meeow ?

Shy - Sonata Arctica

(Here; a song that touches me so much... It's nothing personal, I just can't stop singing it.)

Shy
by Sonata Arctica

I can see how you are beautiful, can you feel my eyes on you,
I'm shy and turn my head away
Working late in diner Citylite, I see that you get home alright
Make sure that you can't see me, hoping you will see me
(...)
Sometimes I'm Wondering why you look me and you blink your eye
You can't be acting like my Dana (can you?)
I see your beautiful smile and I would like to run away from
Reflections of me in your eyes, oh please
(...)
Talk to me, show some pity
You touch me in many, many ways
But I'm shy can't you see

mars 21, 2005

again

La mer rageuse ne s'éteint pas souvent. Pas assez longtemps.Et je suis la seule à vraiment le savoir, maintenant. Parfois on m'en récompense... parfois on m'en punit. Mais la punition reste toujours de plus en plus amère.

J'aurais des millions de choses à chuchotter. J'aurais des millions de regards à accueillir. J'aurais des mots à respirer... Mais tout me revient sans cesse. Un échos non sollicité. Il n'y a plus jamais personne dans l'instant même, pour recevoir ma voix roque de tourments.

La lune est si terne ce soir. Je n'obtiens plus rien à l'observer. Comme si tout devenait éphémère un jour ou l'autre. Tout perd de l'importance à force d'exister. Même les pleurs, mes les rires... même moi, mais pas toi.

Mes mots s'époumoneront toujours ainsi, et en vain. Engloutis sous une emprise noire et pessimiste. Je ne toucherai jamais personne au travers de mes douleurs. Je n'attendrai personne avec des mots futiles.

Il n'existe pas de langage pour moi. Rien ne pourra jamais assez vous expliquer à quel point j'ai besoin d'être aimée. À quel point je me sens seule dans mon inutilité.

mars 17, 2005

Ecoulement 10

Je serai toujours là . Là où tu existes, là où tu t'endors.

Ecoulement 9

Parce que le temps s'amuse à m'effrayer encore...

Ecoulement 8

Ne parlez pas d'eau. J'ai tellement soif...

Ecoulement 7

Fuir le trop humain...

Ecoulement 6

Tout s'immobilise au contact de l'impatience. Et on cherche encore mieux, sans savoir ce qui l'est.

mars 16, 2005

Ecoulement 5

Et je pleure, sans savoir que je cris. Et je cris, sans savoir que je pleure...

Ecoulement 4

Je ne sais même pas ressentir ce que je ressens...

Ecoulement 3

Tant de déchirures parce qu’on aime, tant de volonté d’être soi-même, mais d’être quelqu’un d’autre en même temps...

Ecoulement 2

Tant de mots à rechercher, tant de maux à mijoter.
Dors, en ce temps. Tout est encore si grand.

Ecoulement 1

Écrire ce qui ne peut se laisser bercer...

mars 13, 2005

Je n'ai rien de différent. J'existe. Je respire. Je mens. Je soupir. Je juge. J'oublie.

Je ne suis qu'une ressemblance. Rien de plus... rien de moins. Mais à quoi bon ?

mars 08, 2005

Petit trou noir grandissant. Je trébuche en toi encore trop souvent. Et il faudrait me planter un poignard au coeur pour remplir ce néant intérieur.

Je rêve encore d'être cet enfant. Constamment dans les bras de sa maman. Sans responsabilité, sans m'inquièter. Être consolée avant de pleurer.

J'espère encore un jour tout dire en un soupir. Me blottir sans plus souffrir. Et le temps ne serait pas important. Que des bras réconfortants.

Je suis fragile et je ne tiens pas seule sur ce fil. Et je perd mes journées à vouloir être trop aimée.

Et je sais qu'il est malsain d'y penser. D'obtenir un instant allongé. D'obtenir une chaude pression autour de mon corps. Sans avoir honte, encore.

Tout se perd dans le néant de mon corps et je pleure encore... sans trop d'efforts. Je n'ai jamais appris à marcher et je ne fais que trébucher.

mars 06, 2005

another side of the moon

I have nothing left to say.
I have no power over my feelings. I don't feel so right and it's all I know... it's all I'll let you know. These words won't touch anybody but me, again. So, why am I trying ? I'm alone in my sicknesses. I'm alone in my lonely world. I'm disconnected. I'm stuck in my roomy disheartened land. Nobody will ever touch me and I won't never touch nobody. There is no link. I have no words. I am an empty neurotic human being and I don't know what I'm saying.
I can only breath and let myself exist. Even if it makes no sense to nobody... Even if I mean nothing in all their shits. Oh, I'm sorry, did I say a bad word ? ...

I'm this transitory spark in a place where there's no wind. I'm disapearing as fast as I appear. I'm desillusioned as soon as I believe. And I'm going to die as soon as I'll start to live. It's me. It will always be. A dust. A sedentary dust with no wind. With no blowing.

And maybe I'm just a self-centered mind with nothing important to say. And maybe I search my life through others' passions. I would not be the first one. I would not be the last one.
And maybe tomorrow I'll wake up and all that life will be a big joke. And maybe I won't even exist.

mars 02, 2005

C'est un souffle

C'est un souffle qui se dépose hâtivement. Il s'élance brutalement et disparait comme une poussière emportée par le vent. Qu'un instant. Inaperçu dans son cri. Il parle et il hurle, mais il ne sait pas ce qu'il dit. Dans son vacarme, il est d'un silence regrettable.

Tout passera, simplement. Tout n'est pas si important. Que l'harassement d'une peau effritée. Que l'expression d'un coeur suffoqué. Qu'une tension robuste qui relâchera bientôt.

Mais mes lèvres resteront lâches de pressions accumulées. Pour un temps limité, j'aurai le visage mort et enterré.

C'est un souffle qui s'abandonne sur une rive glacée, mais le soleil encore jeune reviendra rapidement le réchauffer.